Le cinéma des écrivains

LE CINÉMA DES ÉCRIVAINS

En partenariat avec le cinéma Utopia, Bordeaux
De l’écrit à l’image… ou de l’image à l’écrit.

SAMEDI 18 NOVEMBRE

14h30 : présentation par Elitza Gueorguieva, auteure et réalisatrice
Chaque mur est une porte, réalisé par Elitza Gueorguieva
Dans le décor kitch d’un plateau de télévision des années 80 en Bulgarie, une jeune journaliste pose des questions philosophiques : lesquels de nos rêves sont les plus importants, les accomplis ou les déçus ? Nous sommes en 1989, le mur de Berlin vient de tomber, et la jeune journaliste est ma mère. Chaque mur est une porte est un film à la fois politique et personnel, tissé d’archives et de phrases poétiques. Il explore ce double mouvement de l’enfant qui grandit et de la société qui s’émancipe d’un régime paternaliste. A travers « Version M », cette émission kitsch et décalée sur la jeunesse bulgare des années 80, il revisite ce grand moment de réenchantement politique et s’interroge sur le sens des révolutions échouées et leur empreinte dans nos vies. EG

VENDREDI 24 NOVEMBRE

17h30 : présentation par José Luis Zárate
Brazil réalisé par Terry Gilliam avec Jonathan Pryce et Robert De Niro (Angleterre, 1985, 2h12)Sam Lowry, fonctionnaire modèle d’une mégapole étrange, à la fois d’hier, beaucoup d’aujourd’hui et tout à fait de demain, a des problèmes avec sa maman et avec l’Etat, tout puissant. Pour couronner le tout, des songes bizarres l’entraînent chaque nuit sur les ailes d’Icare, à la recherche d’une jeune femme blonde, évanescente, inaccessible. Chaque fois qu’il est sur le point de l’atteindre, leurs trajectoires se séparent et le songe s’interrompt cruellement. Tout cela dans un univers de tuyaux, de pompes géantes, une sorte de ville-poumon gigantesque d’où Sam sortira amplement vainqueur de toutes les embûches pour retrouver sa belle. Mais à quel prix…

DIMANCHE 26 NOVEMBRE

11h : présentation par Abdellah Taïa, auteur et réalisateur
L’armée du salut réalisé par Abdellah Taïa, adaptation du roman éponyme
“Avant de passer à la mise en scène, Abdellah Taïa a publié six romans (…) et de nombreuses tribunes dans les journaux à l’époque du printemps arabe. Il y témoigna de sa vie au Maroc, de son enfance meurtrie et de son engagement pour la libération de la parole homosexuelle dans un pays encore rétrograde sur la question des droits LGBT. Un parcours intime et politique dont son premier long métrage, L’Armée du salut, constitue a priori une suite logique, même s’il ne saurait être réduit au statut de film à thèse. Reprenant le point de départ de son roman éponyme publié en 2006, l’écrivain y fait le portrait d’un jeune Marocain, Abdellah (impressionnant Saïd Mrini), contraint de dissimuler son homosexualité à sa famille et de fuir les regards inquisiteurs dans son quartier populaire.” R. Blondeau, Les Inrockuptibles, 06/05/2014

BORDEAUX CINÉMA UTOPIA / Tarifs du cinéma en vigueur

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