INSITU 2019

5ème édition du marathon littéraire INSITU / Lire le monde, lire ma ville

Du 5 au 7 juillet 2019

PROGRAMME COMPLET À TÉLÉCHARGER

 

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Quand la littérature du monde se faufile dans les endroits les plus insolites de la métropole. Le marathon littéraire INSITU convoque la littérature pour découvrir des lieux inédits, improbables voire inaccessibles qui entrent en résonance avec un extrait d’un texte d’auteur étranger.

15 lieux, 15 lectures cosmopolites, 15 textes d’écrivains d’ailleurs choisis par les bibliothécaires des villes, lus par des comédiens.

 


 

Pour fêter les 5 ans du marathon…

Soirée spéciale d’inauguration aux Archives Bordeaux Métropole en présence de l’auteure Négar Djavadi

L’auteure Négar Djavadi qui, par ses écrits et ses positions, a toute légitimité pour parler de Liberté ! a carte blanche pour la soirée inédite de lancement, vendredi 5 juillet aux Archives Bordeaux Métropole. Un soirée qui mêlera lectures, slam (Souleymane Diamanka), improvisations au violoncelle (Julie Läderach), et même tirage de tarot ! A cette occasion, elle invite la journaliste franco-iranienne Delphine Minoui, auteure du livre Les passeurs de livres de Daraya (Seuil, 2017). 

© Philippe MATSAS

« Il suffit de prononcer le mot « liberté » pour qu’immédiatement déferle dans notre esprit, qui que nous soyons et quelle que soit notre origine, une avalanche de mots, de citations, d’images, de sensations, d’émotions, d’espoirs. Il est même difficile d’imaginer un mot chargé d’une résonance plus intense, plus universelle, plus intemporelle. Un mot capable de nous conduire aussi bien devant l’immensité de la mer que dans les rues en effervescence du Paris de 1789 ou d’Alger de 2019 ; de nous balader au-dessus des arbres centenaires de la forêt amazonienne tout en nous mettant face aux prisonniers politiques, aux grands-mères de la place de Mai en Argentine, aux  jeunes filles mariées de force en Orient, aux esclaves du sud des États-Unis au 18e siècle. D’ailleurs, les antonymies se bousculent tant ce mot est complexe et insaisissable ; relié au corps aussi bien qu’à l’âme. Entrave, contrainte, oppression, emprisonnement, censure. Mais, parmi toutes ces antonymies, il en existe une qui en contient beaucoup d’autres : obscurantisme. Car, comme l’affirmait Condorcet, grand défenseur de l’instruction publique, faute d’instruction, de capacité de raisonnement, de réflexion ou d’opposition, un individu devient dépendant et faible, exposé à la servitude et à la tyrannie. L’alphabétisation et le savoir sont les premiers pas vers la liberté. Et les livres, les outils indispensables et merveilleux pour la conquérir et la conserver. »

Négar Djavadi.

 

Les textes lus au cours de la soirée : 

  • Virginia Woolf, Une chambre à soi, 10/18, 1929
  • Ray Bradbury, Fahrenheit 451, Folio SF, 1953
  • Frederic Douglass, Vie de Frederick Douglass esclave américain, Nouveau-Monde, 2018
  • Azar Nafisi, Lire Lolita à Téhéran, 10/18, 2005
  • Delphine Minoui, Les passeurs de livre de Daraya, Seuil, 2017

 

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